Bonjour,
Ça ne fait pas un encore un an que les mots "Zéro-Déchet" se sont mis à résonner dans ma tête.
J'avais bien aperçu Béa Johnson dans Les Maternelles fin 2013, mais j'avais pris l'émission en route. J'avais quand même trouvé ça épatant, ce petit bocal, mais tellement impossible.
Puis en Février, de la maternité, j'avais commandé le livre. Je venais de re-re-lire
L'Art de la Simplicité, j'étais en plein désencombrement (un peu suspendu avec l'arrivée de bébé) et c'était surtout dans cette volonté que je m'étais procurée
Zéro Déchet.
Je ne pensais pas être capable de réduire conséquemment nos déchets, juste aller vers le minimalisme, moins consommer et adopter quelques alternatives durables (mouchoirs en tissu, pochette pour le goûter, gourde).
"La Cup? Pas pour moi.", "Acheter en vrac? Ça doit coûter trop cher (j'achetais du bio de grande surface).", "Apporter mon contenant? Je n'oserai pas.", "Faire ses propres produits cosmétiques et d'hygiène? Ça doit prendre trop de temps."
Moins d'un an après, j'ai appliqué un peu tout ça : ET C’ÉTAIT SI FACILE ! SI ÉVIDENT !
Les efforts en matière de réduction de déchets paient et je suis contente du chemin parcouru. On est loin de se contenter d'un bocal mais on revient de loin (peu de temps après mon retour de la maternité j'étais écœurée de voir que l'on sortait un sac poubelle tout les 2 ou 3 jours; j'étais beaucoup prise avec Ella et Stéphane n'est pas un pro des fourneaux; bref, nous étions dans la moyenne de 26L/jour pour un foyer de 4, ce truc de dingue !).
Comme je le disais dans mon dernier article nous en étions en cette fin d'année à 40L de déchets + 2 bacs de recyclage par mois.
C'est déjà bien, mais il est possible de faire mieux, pas de quoi faire tenir nos ordures dans un bocal mais peut-être une poubelle par an?
Je me confronte à plusieurs points :
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les demandes de Stéphane et Malo (paquets de cigarettes et mégots, cochonneries que je laisse passer de temps à autres), le zéro déchet c'est avant tout mon initiative mais Stéphane commence à adhérer, j'en parle aussi régulièrement à Malo pour qu'il sache pourquoi, qu'il en soit fier, d'ailleurs il me demande toujours dans quelle poubelle mettre son déchet "compost, recyclage ou poubelle maman?",
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ce que les autres amènent chez nous (leurs cadeaux et leurs déchets : emballages, papier cadeau, couches, paquets de cigarettes, mouchoirs),
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ce que nous ne pouvons éviter (lait en poudre d'Ella par exemple, même
si la solution est toute trouvée, j'ai aimé allaité et j'ai aimé arrêter,
dentifrice de Malo aussi, papier toilette),
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ce que nous consommons encore de
manière générale (vestiges de notre ancienne vie : objets à durée de vie limitée, flacons et tubes qui se terminent petit à petit, usage d'une cafetière électrique et ses filtres).
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ce que nous ne trouvons pas en vrac mais qu'il serait
impossible/fastidieux de faire nous-même et qui font partie des
"ingrédients" de base (vinaigre, moutarde, bicarbonate de soude,
etc...).
Cela fait encore pas mal de choses, il y en a qui
ne dépendent pas que de nous, surtout le fait de ne pas avoir tout
disponible en vrac, à défaut on opte pour du recyclable, et on garde les
emballages en verre pour de prochains bocaux de sauce et soupe de
tomate;
On peut encore mettre des choses en place :
- trouver un shampoing sec satisfaisant ou du shampoing en vrac pour éliminer la bouteille d'1L tout les 3 mois,
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convaincre Stéphane de donner ou vendre la cafetière pour passer sur un
système à piston ou italienne afin d'éviter : la consommation
d’électricité, l'obsolescence de la cafetière, l'emballage carton des
filtres, le compostage des filtres,
- faire notre dentifrice, mon
maquillage (je ne suis pas encore à bout de mon petit stock) par contre
je ne suis pas certaine de me lancer dans du dentifrice maison pour mes petites têtes blondes,
- faire moi-même les biscuits d'Ella,
Mais notre entourage a un rôle très important, car je pense que finalement ce sont nos amis et notre famille qui remplissent le plus notre poubelle, et là j'avoue que c'est délicat, il faut prendre son courage à deux mains, quitte à être incompris. Il faut croire en ses convictions et oser dire les choses ouvertement. Ils s'y feront, c'est chez vous, à eux de respecter vos souhaits.
J'ai eu du mal avec ce point, mais après la période de Noël, les papiers cadeaux, les emballages, les boites de chocolat, j'ai réalisé qu'on ne pouvait pas continuer ainsi. Accepter des cadeaux parce qu'ils sont offerts avec joie, parce que ça part d'une bonne intention mais se dire que ça fera encore des déchets en plus, que ça va à l'encontre de vos idéaux et gâche tout ce que vous avez mis en place, c'est dommage. Mais ceux qui offrent n'y sont pour rien car ils ne sont pas au courant de ce que vous avez mis en place.
En tout cas c'est mon dilemme actuellement. Comment dire sans froisser? Sans faire un discours qui ne sera qu'à moitié écouté et trop vite oublié? Se faire comprendre gentiment en somme.
J'ai donc fini par me lancer, après avoir demandé au collègue de Stéphane de bien vouloir ramener ses déchets du déjeuner dans sa glacière, je me suis lancée de manière plus vaste, sur facebook. Tous mes proches n'y sont pas et il faudra donc encore en parler mais voici ce que j'ai publié :
Ça doit paraitre extrême mais c'est le meilleur moyen que j'ai trouvé.
Vous en pensez quoi?
Vous êtes prêts, vous à "Refuser" ce qui vient de vos proches? A imposer vos conditions.
J'avoue que je suis encore un peu mal à l'aise avec ça. Mais j'y crois, et je sais que c'était la chose à faire.
Bises,
Marie.