14/02/2018

J'ai pas mourru

Coucou,

Le moins que l'on puisse dire c'est que ça fait longtemps que je n'ai pas pointé le bout de mon nez par ici.
J'ai mis le blog en standby, je n'écrivais déjà que quand j'en ressentais réellement le besoin, mais là j'ai presque trouvé des toiles d’araignées sur ma page de gestion blogger.
Blogger c'est sympa mais je n'ai pas envie d'écrire ici la même chose qu'un ou une autre a déjà fait. Je préfère mettre mon temps dans autre chose.

Il y a presque 3 ans j'ai mis fin à mon congé maternité et ai repris une activité professionnelle... prenante ! Entrepreneuriat, bonjour.

Concernant la gestion des déchets, on peut dire qu'on a avancé sur certaines choses et bien reculé sur d'autres.
Je suis désormais végétalienne (sans cuir aussi), mais je vends de la laine (entre-autres) #vismaviedecontradictions mais n'en porte pas.
Je répare des vêtements tout les jours, aussi.
Par contre j'achète plus de produits emballés que quand j'étais à la maison.

Je projette d'installer des toilettes séches, mais j'ai pas envie de laisser la merde (et c'est le cas de le dire, hein) à mon chéri.

J'avais surtout envie d'écrire un post pour vous remercier pour vos commentaires, je les lis, parfois avec beaucoup de retard et je m'excuse de ne pas vous avoir toujours répondu.

Je suis nettement plus présente sur instagram, alors si le coeur vous en dit, vous me trouverez là-bas.

Nous continuons de mener une vie faite de simplicité.
Je nourris un rêve de maison autonome mais ce n'est pas d'actualité pour nous donc je me contente d'intégrer des informations.

Merci à vous qui passez par là !

Bises,
Marie.

J'en profite pour vous mettre quelques photos de 2017...








31/03/2015

Garde-robe minimaliste, mon inventaire pour le printemps 2015


Bonjour,

Ma démarche de simplification a commencé il y a 3 ans par le dressing. Il y avait du travail, tellement c'était n'importe quoi. Trop de vêtements et toujours cette impression de n'avoir rien à se mettre, devoir faire des essayages car rien ne colle avec rien, regretter des choix peu judicieux, orientés vers la quantité et sans prendre en compte ma morphologie, mes vrais goûts à moi.

Depuis mon comportement a beaucoup changé.
Il reste toujours cette ambivalence entre le désir de posséder peu et l'amour des belles choses, des beaux vêtements.
Ce qui est magique c'est qu'il y a une chose qui permet de regrouper les deux : le minimalisme. Je dirais même qu'il permet aux belles choses d'avoir leur place, d'être mises en valeur comme jamais et sans encombrer son propriétaire.

Mes conseils :
- différencier être et avoir.
C'est votre état d'esprit qui vous donnera du style, pas votre tenue.
- savoir ce qui vous va.
Parce qu'on n'a pas forcément un corps de déesse et qu'un vêtement mal choisi fera ressortir cette partie que vous préféreriez minimiser, il est primordial de faire le bon choix. Pour cela, pas besoin de tergiverser pendant des heures, vous savez déjà ce qui vous va alors allez vers ces pièces là (plutôt que pour le joli skinny vu sur une blogueuse qui vous fait paraitre 10 kgs de plus). Et prenez la bonne taille, évidemment.
- penser au confort.
Ce qui ne signifie pas : uniforme jogging-baskets bien entendu (sauf si c'est votre style). Les talons trop hauts pour être portés une journée entière, un jean trop serré ou un décolleté que vous devez remonter toutes les demies heures ce n'est pas ce qu'il y a de mieux.
Il faut s'y sentir bien, sinon on remisera au placard, dommage.
- tout doit aller ensemble.
Je crois que c'est un point essentiel. Si on a "peu" de vêtements on n'a pas pour autant envie de s'habiller toujours de la même manière.
De cette manière vous démultipliez les possibilités.
- n'y attachez quand même pas trop d'importance.
Au début, oui, ça va prendre du temps. Ça vous passera l'envie de vous ré-encombrer et ce temps vous le gagnerez au moment de choisir votre tenue le matin. Mais une fois chose faite, vous n'aurez plus qu'à faire un petit bilan à chaque changement de saison.


Je viens de faire mon bilan et me rends dans une semaine chez une personne qui tient une friperie ambulante pour les ajustements.

 3 gilets dont un que j'aimerais remplacer (le rose trop long et resserré dans le bas+la couleur bof bof)
et un autre pour lequel je changerai sûrement les boutons (le gris)

J'aimerais avoir 4 gilets fins et un gros gilet.
 
 3 débardeurs et un top.

J'aimerais 5 hauts sans manches, il m'en manque 1. 
Dans l'idéal ce serait un débardeur loose ou un chemisier sans manches.
(pas de t-shirt, je trouve que "ça coupe" ma demi-manchette, qui plus est ça m'évite les auréoles ;) )

 Catégorie "divers", un top court et sans manches forme perfecto que j'ai tricoté il y a 3 ans et mon châle que j'adore et qui me suit partout (foulard, châle, capuche, petite couverture), il faut dire que j'en ai passé des heures à le tricoter...

 Une chemise que j'adore et ai depuis... 5 ans?

J'aimerais 3 chemisiers, à porter sagement ou noués (style sixties), 
boutonnés jusqu'en haut ou légèrement décolletés,
au dessus d'un débardeur, ouvert tel un gilet, ou fermé dessous.

2 Jupes : une à petits pois avec une jolie coupe, une autre noire à volants.

J'aimerais beaucoup une longue jupe.

   4 pantalons : 1 à pinces noir, 1 jean flare (que je viens de ressortir mais ne sais pas s'il a vraiment sa place), un jean Lee que je viens de ressortir également (oui, je ne m'étais pas séparée de tout) et que je vais adorer reporter : il est taillé dans du vrai bon jean, c'est une coupe droite, il est patiné car a été beaucoup porté mais côté tenue il assure); et mon Levi's, acheté l'année dernière et qui semble tenir la route (en tout cas la coupe est top).

Aucun besoin de ce point de vue, surtout qu'il s'agit d'une garde robe de printemps.


 Dans la catégorie robes j'ai placé la combi-bustier-pantacourt que je me suis cousue en septembre, seule robe : celle que j'adore, rayée mais à manches, qui sera rangée quand il fera chaud.

Il me faudrait 2 robes d'été, fluides et sans manches, voire bustier.

 Une veste pied de poules, qu'il faut que je retouche derrière.

Une veste d'extérieur en simili cuir qui tient bien la route, après 3 demi saisons elle n'a pas bougé.

 2 foulards

 1 ceinture de taille et une ceinture de pantalon

Côté chaussures j'ai des sandales à talon et la paire de bottines que je traine et adore depuis l'automne 2013, qui mériterait d'ailleurs un peu de repos et un passage chez le cordonnier. (les 2 paires ont été achetées d'occasion)
Ce serait quand même judicieux d'avoir une paire de chaussures ouvertes et plates ainsi qu'une paire de marche autre que mes doc marten's pour la saison à venir.
J'aimerais bien des escarpins, mais là je suis difficile car je veux du confort +++ avec un talon épais et une bride à la cheville (et d'occasion et en évitant les emballages) ... oui je sais... j'ai l'air de croire au père-noël...

 
 désolée pour ce manque de netteté :/
 
Il y a de tout dans ma garde-robe : Kookaï, Caroll et Levi's comme Zara, Camaïeu et Kiabi.
J'ai réalisé qu'on ne peut faire un rapport prix=qualité.
Par exemple : j'ai acheté (d'occasion mais avec l'étiquette) un jean ikks, quelques mois après on peut déjà voir à travers tellement la matière disparait. De l'autre côté il y a ce chemisier à fleurs qui vient de chez Camaïeu et ce gilet noir Kiabi que j'ai depuis des années, que je porte beaucoup et dont je suis satisfaite depuis longtemps.
Conclusion : on y va à l'aveugle j'ai l'impression. C'est un peu la surprise du chef : être ou ne pas être de qualité...
 
Plus de 80% a soit été acheté d'occasion, soit est présent depuis des années dans mon dressing.
 
C'est quoi vos marques fétiches?
 
 
Bises,
Marie.
 

24/03/2015

Réflexions. L'impression de ne jamais faire assez...


Bonjour,

Ça vous arrive à vous aussi d'avoir cette impression de ne jamais en faire assez? C'est un sentiment que j'ai constamment sauf quand arrive celui de "j'en fais trop".
Ce ne sont pas les autres qui me le font ressentir, c'est vraiment quelque chose qui vient de moi. J'aimerais vraiment savoir ce que cela signifie, ça veut dire quelque chose de moi j'en suis persuadée. Il y a là une clé pour mieux vivre au quotidien. J'ai comme l'impression que ce sentiment m'empêche d'être à 100% dans ce que je fais.

Je ne dois pas être seule à ressentir ça.
Avez-vous des pistes?
Où est mon "assez"? Est-ce qu'on ne peut pas juste vivre et profiter de l'instant sans culpabiliser de ne pas faire toujours plus?

C'est très certainement lié au fait d'être en congé parental, ce ressenti remplace celui de vouloir être plus productif. Ou un peu comme la peur de manquer il est ma peur d'être inutile. Je ne conçois pas d'être inutile mais je ne le suis pas donc pourquoi m'infliger ça?

Et vous?

Bises,
Marie.

28/01/2015

Changement de mode de vie : les périodes de doutes.


Bonjour,

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler des périodes de doutes que j'ai traversé quand j'ai, en partie, modifié notre mode de vie. Si vous êtes dans la même démarche, vous avez sûrement connu ce dont je parle ou peut-être êtes vous en plein dans le vif du sujet.

Je me suis lancée par conviction dans une démarche de désencombrement-réduction des déchets, et si, maintenant que c'est bien en place c'est très facile à vivre au quotidien, ça ne l'a pas toujours été.
Au début, je pense que je me compliquais un peu la vie. Je préparais trop de choses, je cherchais sans cesse des alternatives, en comparant tout afin de faire Le Bon Choix. Mais ça vire au casse-tête. Faire des recherches pour faire le bon choix c'est pour moi très important et déterminant pour le minimalisme : être entièrement satisfait pour ne pas désirer autre chose en remplacement plus tard. Mais je pense aussi qu'il faut simplement savoir se contenter de peu, de simple, d'imparfait. Accepter de ne pas avoir le meilleur est une clé, puisque des améliorations sont sans cesse créées.

J'ai aussi peut-être voulu compenser le fait de ne plus acheter un bon nombre d'articles de grande surface, de ce fait je passais trop de temps en cuisine. De plus, nous n'avons pas tous les mêmes goûts, il fallait donc préparer plusieurs choses chaque jour. (Maintenant je prépare féculents et légumes/légumineuses ou oeuf rapidement pour le midi et souvent le soir une soupe qui dure plusieurs jours tandis que Stéphane se fait une salade composée, et pour le plaisir, en accompagnement : tartine d'avocat/hummus/fromage de chèvre ou brebis; quand j'en ai vraiment envie je fais pizza/galettes/crèpes/tartelettes/burgers/etc.. mais par plaisir, pas par obligation).

Tout ça pour dire que le zéro déchet avait pris beaucoup trop de place dans ma vie : des heures en cuisine, des heures sur le net pour trouver la meilleure alternative.
Ça m'a pesé.

J'ai aussi eu l'impression que tout ces efforts étaient vains, voyant qu'autour de moi rien ne changeait. Je crois aussi que le fait que Stéphane ne me suivait pas là-dedans, à l'époque, a joué. C'est beaucoup plus facile pour moi, maintenant qu'il a adhéré à tout cela (même s'il veut toujours certains articles de grande surface).
J'en suis venue à regretter d'avoir pris conscience; pris conscience qu'on ne pouvait pas continuer à vivre comme on le faisait, que c'était inacceptable d'imposer aux générations futures, aux populations défavorisées de subir les conséquences de notre indécence, de notre surconsommation. J'ai regretté d'avoir réalisé que nos déchets étaient un réel problème, comme la production de ce qui n'est pas nécessaire, comme nos trajets en voiture, etc...

Je pense que c'est normal de vivre ces remises en question.



Aujourd'hui, le zéro déchet ne prend plus autant de place :
- mes courses ne me prennent pas plus d'une heure et c'est un plaisir de les faire, d'avoir affaire à des humains au marché, souvent même au producteur, d'y acheter de bons produits beaux/sains/savoureux/locaux, de me rendre en biocoop et d'y voir toujours les mêmes personnes, sensibles aux mêmes problématiques que moi, d'apprécier le calme qui y règne (les brefs passages en grande surface sont devenus tellement désagréables);
- je ne passe plus des heures en cuisine, seulement si j'en ai vraiment envie;
- je pense que Stéphane est content de ne plus avoir à sortir les poubelles, enfin moins d'une fois par mois;
- je ne retrouve pas de papiers de bonbons, de bouts de plastique partout dans la maison, il n'y a plus de mouchoir en papier collé à nos vêtements en sortant de la machine;
- je ne me crée plus de besoins inutiles, donc je ne suis plus frustrée;
- je gère mieux notre argent;
- nous prenons plaisir à manger sainement, nous avons d'ailleurs perdu quelques kilos sans avoir eu à se priver, ce qui n'est pas pour nous déplaire (nous avons simplement atteint notre poids de forme); d'ailleurs j'ai arrêté les produits laitiers de vache (sauf le beurre mais avec modération) et je me sens beaucoup mieux : plus d’essoufflement, plus de fatigue chronique, plus de ventre gonflé.
- au lieu de faire les magasins nous nous promenons en famille, jouons, dansons, je fabrique les cadeaux que nous offrons, nous rendons service à nos proches (retouches de vêtements pour ma part par exemple) ou je prépare un bon repas le dimanche (en même temps nous n'avons jamais fait les magasins le dimanche, c'est un autre sujet);
- je peux prouver à mon entourage, et en particulier à mes enfants, que nous sommes acteurs de nos vies, que nos choix ont des conséquences ! C'est tellement important.


Au final ce n'est que du positif.


Tout ça, ça me donne envie de regarder Fight Club, sais pas pourquoi...

Bises,
Marie.

26/01/2015

Les petits lapins


Bonjour,


Mon fils Malo a 5 ans, et moi, j'ai décidé de lui laisser le choix entre un sweatshirt et une chemise puis de l'emmener au magasin de tissu. Là, j'ai posé mon véto à plusieurs reprises : imprimé vaches, imprimé camions... ça ne me bottait pas du tout de coudre ça. Alors quand il a craqué sur les petits lapins j'ai accepté; d'autant plus que le fond vert anis me faisait bien plus envie.

Finalement je l'ai marié avec du noir, sans aucun regret puisque je lui trouve un côté plus classe avec ces 2 tissus.
Les manches sont vraiment justes, ça tombe bien, j'avais envie de faire de vrais poignet de chemise.


Le patron est tiré du livre Boys & Girls, qui m'a d'ailleurs plu au premier abord pour ses patrons de chemises et puis ça me donne les bases de mensurations pour les patrons maison du 4 au 10 ans. Très dur à trouver, c'est sur leboncoin que j'ai mis la main dessus au final.


J'ai aimé jouer sur les contrastes de tissus, de fils, ça oblige à parfaire ses finitions, mon but étant d'avoir un résultat soigné, de me perfectionner.




Le prénom de l'enfant sur son vêtement, ça peut faire toute la différence ;)

Cette finition ne figurait pas sur le patron mais je trouve que c'est la plus belle que l'on puisse faire  pour l'ourlet d'une chemise.




Bises,
Marie.


15/01/2015

Cousu avec amour


Bonjour,

Cela fait quelques temps que je n'ai pas montré mes créations sur mon blog. C'est vrai qu'il y a moins à raconter que la démarche zéro déchet et que je ne prends pas toujours le temps de faire des photos de qualité, mais la couture aussi c'est du slow movement, c'est une vraie passion, parce que j'ai toujours eu un grand besoin de créer et que simplement j'adore ça.

Aujourd'hui, je vous montre donc un petit ensemble cousu pour Ella pour les fêtes.
Le modèle est tiré du livre "Mes petits habits" que j'apprécie pour ses modèles d’inspiration vintage.
Comme toujours ce fut un plaisir de confectionner cet ensemble fait de petits cœurs pour un petit ange (ou presque).

Ensemble chemisier col claudine et bloomer, imprimé cœurs et vichy






Bises,
Marie.

09/01/2015

Vers le Zéro Déchet : un premier bilan et Refuser en application


Bonjour,

Ça ne fait pas un encore un an que les mots "Zéro-Déchet" se sont mis à résonner dans ma tête.

J'avais bien aperçu Béa Johnson dans Les Maternelles fin 2013, mais j'avais pris l'émission en route. J'avais quand même trouvé ça épatant, ce petit bocal, mais tellement impossible.
Puis en Février, de la maternité, j'avais commandé le livre. Je venais de re-re-lire L'Art de la Simplicité, j'étais en plein désencombrement (un peu suspendu avec l'arrivée de bébé) et c'était surtout dans cette volonté que je m'étais procurée Zéro Déchet.

Je ne pensais pas être capable de réduire conséquemment nos déchets, juste aller vers le minimalisme, moins consommer et adopter quelques alternatives durables (mouchoirs en tissu, pochette pour le goûter, gourde).
"La Cup? Pas pour moi.", "Acheter en vrac? Ça doit coûter trop cher (j'achetais du bio de grande surface).", "Apporter mon contenant? Je n'oserai pas.", "Faire ses propres produits cosmétiques et d'hygiène? Ça doit prendre trop de temps."

Moins d'un an après, j'ai appliqué un peu tout ça : ET C’ÉTAIT SI FACILE ! SI ÉVIDENT !

Les efforts en matière de réduction de déchets paient et je suis contente du chemin parcouru. On est loin de se contenter d'un bocal mais on revient de loin (peu de temps après mon retour de la maternité j'étais écœurée de voir que l'on sortait un sac poubelle tout les 2 ou 3 jours; j'étais beaucoup prise avec Ella et Stéphane n'est pas un pro des fourneaux; bref, nous étions dans la moyenne de 26L/jour pour un foyer de 4, ce truc de dingue !).

Comme je le disais dans mon dernier article nous en étions en cette fin d'année à 40L de déchets + 2 bacs de recyclage par mois.
C'est déjà bien, mais il est possible de faire mieux, pas de quoi faire tenir nos ordures dans un bocal mais peut-être une poubelle par an?


Je me confronte à plusieurs points :
- les demandes de Stéphane et Malo (paquets de cigarettes et mégots, cochonneries que je laisse passer de temps à autres), le zéro déchet c'est avant tout mon initiative mais Stéphane commence à adhérer, j'en parle aussi régulièrement à Malo pour qu'il sache pourquoi, qu'il en soit fier, d'ailleurs il me demande toujours dans quelle poubelle mettre son déchet "compost, recyclage ou poubelle maman?",
- ce que les autres amènent chez nous (leurs cadeaux et leurs déchets : emballages, papier cadeau, couches, paquets de cigarettes, mouchoirs),
- ce que nous ne pouvons éviter (lait en poudre d'Ella par exemple, même si la solution est toute trouvée, j'ai aimé allaité et j'ai aimé arrêter, dentifrice de Malo aussi, papier toilette),
- ce que nous consommons encore de manière générale (vestiges de notre ancienne vie : objets à durée de vie limitée, flacons et tubes qui se terminent petit à petit, usage d'une cafetière électrique et ses filtres).
- ce que nous ne trouvons pas en vrac mais qu'il serait impossible/fastidieux de faire nous-même et qui font partie des "ingrédients" de base (vinaigre, moutarde, bicarbonate de soude, etc...).

Cela fait encore pas mal de choses, il y en a qui ne dépendent pas que de nous, surtout le fait de ne pas avoir tout disponible en vrac, à défaut on opte pour du recyclable, et on garde les emballages en verre pour de prochains bocaux de sauce et soupe de tomate;

On peut encore mettre des choses en place :
- trouver un shampoing sec satisfaisant ou du shampoing en vrac pour éliminer la bouteille d'1L tout les 3 mois,
- convaincre Stéphane de donner ou vendre la cafetière pour passer sur un système à piston ou italienne afin d'éviter : la consommation d’électricité, l'obsolescence de la cafetière, l'emballage carton des filtres, le compostage des filtres,
- faire notre dentifrice, mon maquillage (je ne suis pas encore à bout de mon petit stock) par contre je ne suis pas certaine de me lancer dans du dentifrice maison pour mes petites têtes blondes,
- faire moi-même les biscuits d'Ella,


Mais notre entourage a un rôle très important, car je pense que finalement ce sont nos amis et notre famille qui remplissent le plus notre poubelle, et là j'avoue que c'est délicat, il faut prendre son courage à deux mains, quitte à être incompris. Il faut croire en ses convictions et oser dire les choses ouvertement. Ils s'y feront, c'est chez vous, à eux de respecter vos souhaits.
J'ai eu du mal avec ce point, mais après la période de Noël, les papiers cadeaux, les emballages, les boites de chocolat, j'ai réalisé qu'on ne pouvait pas continuer ainsi. Accepter des cadeaux parce qu'ils sont offerts avec joie, parce que ça part d'une bonne intention mais se dire que ça fera encore des déchets en plus, que ça va à l'encontre de vos idéaux et gâche tout ce que vous avez mis en place, c'est dommage. Mais ceux qui offrent n'y sont pour rien car ils ne sont pas au courant de ce que vous avez mis en place.
En tout cas c'est mon dilemme actuellement. Comment dire sans froisser? Sans faire un discours qui ne sera qu'à moitié écouté et trop vite oublié? Se faire comprendre gentiment en somme.
J'ai donc fini par me lancer, après avoir demandé au collègue de Stéphane de bien vouloir ramener ses déchets du déjeuner dans sa glacière, je me suis lancée de manière plus vaste, sur facebook. Tous mes proches n'y sont pas et il faudra donc encore en parler mais voici ce que j'ai publié :


Ça doit paraitre extrême mais c'est le meilleur moyen que j'ai trouvé.
Vous en pensez quoi?
Vous êtes prêts, vous à "Refuser" ce qui vient de vos proches? A imposer vos conditions.

J'avoue que je suis encore un peu mal à l'aise avec ça. Mais j'y crois, et je sais que c'était la chose à faire.


Bises,
Marie.