28/01/2015

Changement de mode de vie : les périodes de doutes.


Bonjour,

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler des périodes de doutes que j'ai traversé quand j'ai, en partie, modifié notre mode de vie. Si vous êtes dans la même démarche, vous avez sûrement connu ce dont je parle ou peut-être êtes vous en plein dans le vif du sujet.

Je me suis lancée par conviction dans une démarche de désencombrement-réduction des déchets, et si, maintenant que c'est bien en place c'est très facile à vivre au quotidien, ça ne l'a pas toujours été.
Au début, je pense que je me compliquais un peu la vie. Je préparais trop de choses, je cherchais sans cesse des alternatives, en comparant tout afin de faire Le Bon Choix. Mais ça vire au casse-tête. Faire des recherches pour faire le bon choix c'est pour moi très important et déterminant pour le minimalisme : être entièrement satisfait pour ne pas désirer autre chose en remplacement plus tard. Mais je pense aussi qu'il faut simplement savoir se contenter de peu, de simple, d'imparfait. Accepter de ne pas avoir le meilleur est une clé, puisque des améliorations sont sans cesse créées.

J'ai aussi peut-être voulu compenser le fait de ne plus acheter un bon nombre d'articles de grande surface, de ce fait je passais trop de temps en cuisine. De plus, nous n'avons pas tous les mêmes goûts, il fallait donc préparer plusieurs choses chaque jour. (Maintenant je prépare féculents et légumes/légumineuses ou oeuf rapidement pour le midi et souvent le soir une soupe qui dure plusieurs jours tandis que Stéphane se fait une salade composée, et pour le plaisir, en accompagnement : tartine d'avocat/hummus/fromage de chèvre ou brebis; quand j'en ai vraiment envie je fais pizza/galettes/crèpes/tartelettes/burgers/etc.. mais par plaisir, pas par obligation).

Tout ça pour dire que le zéro déchet avait pris beaucoup trop de place dans ma vie : des heures en cuisine, des heures sur le net pour trouver la meilleure alternative.
Ça m'a pesé.

J'ai aussi eu l'impression que tout ces efforts étaient vains, voyant qu'autour de moi rien ne changeait. Je crois aussi que le fait que Stéphane ne me suivait pas là-dedans, à l'époque, a joué. C'est beaucoup plus facile pour moi, maintenant qu'il a adhéré à tout cela (même s'il veut toujours certains articles de grande surface).
J'en suis venue à regretter d'avoir pris conscience; pris conscience qu'on ne pouvait pas continuer à vivre comme on le faisait, que c'était inacceptable d'imposer aux générations futures, aux populations défavorisées de subir les conséquences de notre indécence, de notre surconsommation. J'ai regretté d'avoir réalisé que nos déchets étaient un réel problème, comme la production de ce qui n'est pas nécessaire, comme nos trajets en voiture, etc...

Je pense que c'est normal de vivre ces remises en question.



Aujourd'hui, le zéro déchet ne prend plus autant de place :
- mes courses ne me prennent pas plus d'une heure et c'est un plaisir de les faire, d'avoir affaire à des humains au marché, souvent même au producteur, d'y acheter de bons produits beaux/sains/savoureux/locaux, de me rendre en biocoop et d'y voir toujours les mêmes personnes, sensibles aux mêmes problématiques que moi, d'apprécier le calme qui y règne (les brefs passages en grande surface sont devenus tellement désagréables);
- je ne passe plus des heures en cuisine, seulement si j'en ai vraiment envie;
- je pense que Stéphane est content de ne plus avoir à sortir les poubelles, enfin moins d'une fois par mois;
- je ne retrouve pas de papiers de bonbons, de bouts de plastique partout dans la maison, il n'y a plus de mouchoir en papier collé à nos vêtements en sortant de la machine;
- je ne me crée plus de besoins inutiles, donc je ne suis plus frustrée;
- je gère mieux notre argent;
- nous prenons plaisir à manger sainement, nous avons d'ailleurs perdu quelques kilos sans avoir eu à se priver, ce qui n'est pas pour nous déplaire (nous avons simplement atteint notre poids de forme); d'ailleurs j'ai arrêté les produits laitiers de vache (sauf le beurre mais avec modération) et je me sens beaucoup mieux : plus d’essoufflement, plus de fatigue chronique, plus de ventre gonflé.
- au lieu de faire les magasins nous nous promenons en famille, jouons, dansons, je fabrique les cadeaux que nous offrons, nous rendons service à nos proches (retouches de vêtements pour ma part par exemple) ou je prépare un bon repas le dimanche (en même temps nous n'avons jamais fait les magasins le dimanche, c'est un autre sujet);
- je peux prouver à mon entourage, et en particulier à mes enfants, que nous sommes acteurs de nos vies, que nos choix ont des conséquences ! C'est tellement important.


Au final ce n'est que du positif.


Tout ça, ça me donne envie de regarder Fight Club, sais pas pourquoi...

Bises,
Marie.

41 commentaires:

  1. Ca fait quelque temps que je suis votre blog et cet article me met du baume au coeur car je suis en plein dans cette période de doute !
    Je ne me verrais plus faire autrement mais j'éprouve du découragement en ce moment car j'ai l'impression de nager à contre-courant, d'être une goutte dans l'océan, mais en même temps, il me serait impossible d'agir autrement...
    Je pense qu'on en passe tous par là quand on a cette démarche.
    Par exemple, je vais aller chercher mes filles à l'école en vélo sous la pluie, je suis la seule alors qu'il y a 4x4, et autres diesels en grand nombre, ça me frustre et me met en colère...
    Mais bon, la motivation reviendra bientôt...
    Merci pour cet article et à bientôt

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    1. Oui c'est un mauvais cap à passer mais quand on a réalisé les aberrations qui nous entourent on ne peut plus fermer les yeux, et on est souvent sidérés :/
      Mais au moins on vit en accord avec nos idéaux.
      Merci pour ton commentaire :)

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  2. J'ai l'impression de me lire ! Surtout pour le coté cuisine! Je me prends trop la tête !
    Merci pour ton article c'est le truc qui me manquait et me rassure!
    Merci beaucoup
    Bonne journée !

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    1. Tant mieux alors :D
      Bonne journée à toi également !

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  3. Beaucoup d'entre nous en passe par là. J'y suis moi même souvent, et en ce moment.
    je me demande si j'ai un impact, je m'en veux si je craque , ... c'est pas tous les jours facile mais ça fait du bien d'en parler. tu m'as d'ailleurs donné envie d'écrire un article sur ce sujet.
    en tout cas, je pense que s'entourer de personne qui font pareil est une bonne chose car on est toutes là pour se soutenir.

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    1. C'est ça, pour aller au bout des choses il faudrait se déconnecter mais c'est notre moyen de nous entraider :)

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  4. Je me retrouve totalement dans ce que tu dis, j'ai eu moi aussi les mêmes doutes à une époque. Mais l'important est de persévérer pour créer de nouvelles habitudes, qui une fois maîtrisées ne prendront pas plus de temps que les anciennes :-)

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    1. Oui tout à fait, c'est juste une période de transition :)

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  5. je me retrouve dans ton article à 100 % ; j'ai mis le zéro déchet en place fin 2013. j'en ai eprouvé de grandes satisfactions ainsi que de belle économies. j'ai beaucoup desemcombré , beaucoup trop au point de devoir trouver aujourd'hui ce que j'ai donné, vendu, jeté , echangé .
    le zero déchet c'est possible . ms je crois aussi que c'est tres difficile à faire lorsque l'on a une activité professionnelle assez importante. perso, j'aime faire mes courses deux fois par mois maxi. avec le zéro déchet, j'ai du m'y plier une fois par semaine (et oui, les produits sont plus sains mais comme il n'y a pas de conservateurs, il faut refaire le bac à légumes souvent) , faire un tas de magasins (tel biocoop a tel produit mais pas celui là que je suis obligée d'aller chercher chez SATORIZ ou marcel et fils ...) , prendre la voiture (quasiment rien en centre ville ici ) , y passer des heures .
    mais le zéro déchet a définitivement changé ma vision des choses . je ne suis plus ds le consumérisme et la simplification de certaines choses (le ménage par ex, le fait de désencombrer sa vie en général) aura définitivement changé mon mode de vie.

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    1. Voilà, c'est un autre mode de vie qui présente des avantages mais aussi quelques inconvénients (on n'est pas prêtes de faire nos courses en drive) mais ça en vaut vraiment la peine : la simplicité Heureuse.

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  6. Je te comprends et j'ai parfois aussi trouvé cela trop contraignant mais c'était le début. Il fallait trouver les endroits où les alternatives zéro déchet existaient et ça a pris du temps.
    Maintenant, comme toi, je ne mets pas plus d'une heure pour faire mes courses (métro compris). Cependant je cuisine beaucoup mais c'est parce que c'est un véritable plaisir pour moi et je privilégie la cuisine à autre chose, la cuisine est ma priorité.

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    1. Oui on pourrait passer moins de temps en cuisine, mais si c'est par plaisir faut pas s'en priver ! C'est une passion qui s'avère bien appréciable quand on passe à table :)

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  7. Un article très touchant. Je suis un peu dans cette phase là en ce moment mais différemment. Je suis en plein désencombrement et du coup ma poubelle se remplit à vue d’œil car je n'arrive pas à tout donner (notamment les produits d’hygiène ou de maquillage) c'est quand même un comble pour une nouvelle vie zéro déchets. Mais bon j'essaie de relativiser je me dis que c'est un passage obligé

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    1. Oh oui, démarrer le zéro déchet c'est désencombrer et malheureusement certaines choses finissent à la poubelle. Ça donne de bonnes leçons pour ne pas re-faire entrer ces choses chez soi.

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  8. Un article criant de vérité et qui me touche personnellement car je suis en plein dedans. Mais visiblement, les "galères" que je vis, je ne suis pas seule... ça rassure ! Et surtout, ton article m'encourage. Alors merci.

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    1. Super. C'était le but de mon article alors je suis très contente :D

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  9. C'est un très bel article que tu as écrit ici. Je comprends tout à fait ta frustration de départ, on veut tout faire et bien mais on s'y prend mal parfois. Il faut du temps pour trouver son équilibre et que cela convienne à tout le monde. Ton exemple le prouve, nous pouvons y arriver et cela nous fait un bien fou !
    A bientôt,
    Samia

    Ps : Je te suis depuis un moment sur Instagram, je n'avais pas encore eu l'occasion d'aller faire un tour sur ton blog. C'est maintenant chose faite et je pense passer plus souvent. :)

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  10. je te comprends !!!! j'ai beau savoir que pour rien au monde je ne reviendrais en arrière, quand j'ai commencé à préparer mon mariage et que j'ai été dans les magasins de robes, et que j'ai entendu le discours de la vendeuse (qui m'a donné envie de fuir looinnnnnnn), mais surtout, les paillettes dans les yeux de la future mariée en plein essayage, quand j'ai vu qu'aucune robe ne me faisait envie, que je voyais à travers chacune un kleenex géant à 700 euros (une unique utilisation...), j'ai été prise d'une immense tristesse de ne pas ressentir exactement la même chose que l'autre cliente qui avait l'air tellement heureuse dans son illusion ! j'ai regretté de voir la vie autrement et d'avoir ouvert les yeux sur la consommation moderne.....

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    1. Oui c'est vrai qu'on y perd un peu d’insouciance mais on perd surtout Beaucoup d'inconscience !
      Aucun regret pour ma part. On peut avoir une vie pleine de plaisirs tout en ne cédant pas à la futilité à tout-va. Ça oblige à être plus créatif mais après on est fière, on a fait preuve d'originalité et on n'a pas cédé à la facilité... ou c'est moi qui fais facilement preuve d'autosatisfaction. lol. Je ne sais pas, mais c'est bon pour le moral !!!

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  11. Autre échange d'expérience : je composte depuis maintenant 3 ans. Mais mon composteur est plein et un problème technique fait que je n'arrive pas à récupérer le compost mûr... Cela fait deux semaines maintenant et les aléas de la vie (et la météo de crotte !!!) font que nous n'avons pas encore eu le temps de nous en occuper. Résultat, je dois jeter tous ces déchets verts à la poubelle .Et bien c'est bête à dire, mais j'ai effectivement eu du mal, je me sens coupable et même si j'ai finis par me dire que je ne pouvais pas collectionner les bassines pleines d'épluchures, c'est compliqué de faire autrement :)

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    1. Oui j'imagine. J'espère que ton problème est réglé ou va se régler rapidement, c'est tellement déplaisant de devoir passer par la case poubelle :/

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  12. Bonjour Marie.
    Un article tres juste. C'est vrai que le changement n'est pas evident au début mais ensuite ce n'est que du bonheur, on prend vite des habitudes et cela devient des automatisme. Tout ensuite est plus simple je confirme ! Ici au bout de un an nous avons tres peu de poubelles sauf en période de tri...Je suis aussi fan de biocoop toujours acceuillant serviables les courses sont vites faites ils ont immediatement acceptés mes sacs en tissus pas de soucis aussi pour le vrac il y a du choix je m'en tiens d'ailleur qu'a ces produits et pourtant nous ne mangeons jamais pareil ! Nous consommons peu de viande on a considerablement diminué les quantities au profit de la qualité vive le petit boucher !
    Le chemein est encore long mais on est sur la bonne voie.... et puis il me semble que nous sommes de plus en plus, nombreux dans la même démarche.
    Pour nous prochain objectif vider encore et encore, utiliser tout ce qu'il y a dans la maison avant d'acheter, eliminer au fur et à mesure tous les objets en plastique.
    Bonne continuation ! Biz zakka

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    1. Merci Zakka,
      Oui je crois que beaucoup sont motivés par ce nouveau mode de vie où l'on se sent plus acteurs.
      On s'en tient aussi à ce qui se trouve en vrac (sauf exceptions sinon nous serions à zéro) et nous mangeons Beaucoup plus varié qu'avant sans aucun doute.
      Bonne continuation à toi également,
      Bises,
      Marie.

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  13. très belle article . c'est normal d'avoir de la frustration mais il y a des points positif qui font vite nous rappelé notre démarche. biz emma

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    1. C'est ça, il faut juste être conscient que parfois on a des "coups de mou" mais que ça ne remet pas en cause notre démarche :)

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  14. Bonjour, on a découvert ton blog et on se demandait si tu as un lombricomposteur ? On cherche des collaborateurs. Merci par avance !

    Tu peux nous contacter : laboiteaterre@sepne.fr

    https://www.facebook.com/laboiteaterre

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    1. Bonjour,
      Je n'ai pas de lombricomposteur mais un compost en tas dans le fond de mon jardin, désolée.

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  15. En parlant de doutes, j'ai eu une grosse periode comme ça très récemment. Je trouve que c'est de plus en plus contraignant de combiner zero déchet et mode de vie vegan et certaines choses sont faisables soi même mais c'est bien plus contraignant que les acheter et du coup ça me décourage.
    J'ai eu, en plus de ça, une grosse discussion avec mon copain (qui n'adhère toujours pas au concept) et il m'a dit qu'il ferait des efforts, qu'il en fiat déjà que ma démarche est bonne mais que c'est au gouvernement de changer et que nous à notre portée on ne peut pas grand chose, qu'il acceptait que je fasse comme bon me semble mais que je ne pouvais pas l'obliger à adopter cette démarche que l'y obliger reviendrait à m'obliger moi à manger de la viande. Je suis d'accord avec lui, c'est un changement qui me concerne, qui me tient à coeur mais c'est très difficile de le lui faire adopter et je dois pas le forcer. Il a dit qu'il ferait des efforts mais qu'il ne se prendrait pas la tête et qu'il en était venu à se dire "oh non je vais pas acheter ça si non quand je vais rentrer à la maison elle va raler" et que pour lui c'est ingérable, ce que je comprends mais je n'arrive plus à voir les déchets de la même façon et pour moi c'est un "combat" de tous les jours que d'accepter qu'il apporte un plastique. Je prends peut-être trop à coeur, je ne suis pas sure que ce soit la bonne solution mais tout ces emballages me révoltent tellement.. Je suis un peu perdue.

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    1. Coucou Tara,
      En me tournant vers le végétalisme je me suis demandée si j'arriverais à maintenir mes résultats en matière de réduction de déchets. Dans beaucoup de recettes il y a du tofu par exemple, mais en faire souvent ne me branche pas, du coup je ne m'attarde pas sur ces recettes, on peut s'en passer. Finalement le seul achat que je fais depuis mon changement (qui n'a pas été brutal puisque je ne mangeais pas de viande, presque pas de poisson, et pas de produits laitiers de vache) c'est une brique de lait de soja par semaine (enrichi en calcium, je compte faire des yaourts avec, surtout pour Malo) et puis quelques bricoles type lécythine de soja, tamari mais qui représentent un déchet par an (?). Pour moi c'est récent et je n'ai pas autant de recul que toi. Je crois que c'est possible en effet d'être vegan sans produire beaucoup de déchets. C'est vrai que c'est du temps à passer mais en préparant de belles quantités, en faisant beaucoup de soupes et salades composées on évite de passer trop de temps à cuisiner (même quand on aime bien, l'emploi du temps ne le permet pas forcément). Congeler c'est aussi une bonne chose, si tu fais du hummus, prépare 4 petits bocaux et congèle, pareil pour le fromage frais de cajou, donc les crèmes de cajou, laits végétaux et compagnie ça doit marcher aussi. J'imagine que tu n'as pas un congélateur énorme mais ça ne prend pas beaucoup de place.
      Et puis quand on sait les conséquences de l'alimentation omnivores pour l’environnement et la santé on peut se demander ce qui est le pire, quelques déchets ou l'exploitation animale? Dans un monde parfait on trouverait du tofu, des crèmes, des laits, des fromages végétaux fabriqués localement, à la coupe/en vrac mais le végétalisme n'est pas encore assez répandu.
      On a tendance à focaliser sur les déchets car notre objectif est là, mais d'autres facteurs entrent en jeu concernant notre impact et la consommation de viande et produits d'origine animale est tout aussi importante.
      Il n'y a sûrement pas de manière parfaite de faire les choses : être végan-local-zérodéchet en ayant l'ensemble des apports nutritionnels nécessaires à une bonne santé ne me semble pas possible. On fait déjà de notre mieux, ou au moins on fait beaucoup, TU fais beaucoup alors réjouis-toi :). Ça montre que tu es quelqu'un de bien, de concernée, de responsable et c'est déjà énorme.
      Je dis ça, mais c'est vrai que je me pose les mêmes questions que toi, encore plus en sachant que je reprendrai bientôt le travail. C'est pour ça que je commence déjà à m'organiser, j'établis un menu à la semaine comme ça j'optimise mes courses et surtout mon temps et je n'oublie pas de faire tremper pois-chiches, amandes, etc... (enfin si j'oublie quand même parfois ah ah !).
      Pour ton copain, il faut le laisser y venir. C'est dommage si ça cause des tensions. Je crois que j'ai été un peu comme ça, je ne voulais pas le forcer, je ne l'obligeais en rien mais je ne peux pas rester de marbre quand un déchet inutile rentre à la maison. Je ne l'ai pas forcé, il s'est mis tout seul à adopter de bonnes habitudes; pour me faire plaisir je pense. Il a quand même parfois envie d'une boite de thon, de ravioli pour le travail, d'un gruyère bas de gamme ou de piquer quelques carambars chez ses parents... c'est pas bien grave, c'est vrai que je m'en passerais bien mais je vois toutes les choses qu'il fait dans le bon sens et ça me fait plaisir. On ne sort toujours qu'une poubelle par mois et j'en suis déjà très contente. Avec tout les efforts que tu fais, même si ton copain ne te suis pas toujours, la réduction de déchets doit déjà être conséquente, non?

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    2. Merci encore pour ta réponse.
      Effectivement, je n'achète jamais de tofu, ni autre simili carné ou faux-mage parce que trop d'emballage et que je me débrouille bien sans mais c'est surtout pour les crèmes végétales, crèmes de coco ou lait. J'en fais parfois mais c'est un peu fastidieux.
      Idem pour les purées d'oléagineux, mon mixeur n'est pas assez puissant, ça prend des plombes et ça me saoule.
      Je pense qu'à cela s'ajoute aussi le fait que j'en ai marre des légumes d'hiver là donc quand les prochains légumes arriveront ça ira déjà mieux.
      Concernant mon copain, l'autre jour il est allé acheter de la viande et du fromage pour lui, en vrac au marché avec mes bocaux. Pour la viande y a pas eu de souci mais pour le fromage il a ramené des emballages car certains trucs ne rentraient pas dans les boites, que c'était chiant. Alors je note en effet des efforts de sa part mais c'est pas toujours évident pour lui non plus. Je lui ai dis que je comprenais pas pourquoi il y arrivait pas alors que moi oui et il a dit que ça lui compliquait la tâche, de sortir les bocaux, payer avec etc.. que les commerçants sont toujours très surpris et que ça le met mal à l'aise. J'ai donc dis (oh punaise je te fais la conversation aha ) que c'est la raison pour laquelle je voulais tout faire moi (mais je peine un peu, c'est aussi fastidieux) et il a dit qu'il viendrait avec moi la prochaine fois.
      Ensuite c'est vrai que j'ai bien réduis les déchets donc j'en suis contente mais c'est encore trop pour moi et le fait de ne pas avoir de compost y est aussi pour quelque chose mais là j'ai pas le choix.
      Si non, as-tu déjà essayé le vin en vrac ? Je lui en ai parlé et il était pas chaud parce qu'il a du mal à concevoir le vin s'il n'est pas mis en bouteille traditionnellement parce qu'il dit qu'il ne sera pas bon. A vrai dire pour j'aime pas le vin et j'y connais rien donc je voulais ton avis dessus si tu as déjà testé. Chez moi il y a une boutique qui en propose mais je ne sais qu'en penser.

      Merci pour ton soutien.

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  16. En passant au vegan j'ai vendu mon robot patissier et quelques autres trucs inutiles et je l'ai remplacé par un Omniblend, il ne me restait plus que 100€ à ajouter aux recettes de mes ventes. Du coup c'est bien pratique d'avoir un blender puissant. Mais pour les purées d'oléagineux je trouve ça quand même fastidieux oui (de toute façon je n'en utilise pas des masses). Je privilégie les recettes sans lait et crèmes. On va trouver notre rythme, prendre de nouvelles habitudes pour ne pas crouler sous les choses à faire. Là encore, le fait d'établir un menu rend bien service. On ne s'y tient pas toujours mais c'est beaucoup plus facile pour moi depuis que je le fais.
    Pour le vin, je n'en ai aucune idée, je n'en ai jamais vu par ici. Il n'y a pas de raison qu'il ne soit pas bon; c'est vrai que le marketing et le packaging ont pris une place importante dans le choix du vin alors que ce n'est que du vent. Achètes-en une pour lui faire la surprise, en espérant que ses à-priori ne troublent pas son jugement au moment de le goûter ;). Avant les gens achetaient un gros cubi qu'ils mettaient en bouteille (ça se fait toujours d'ailleurs, peut-être plus en campagne) et ça ne veut pas dire que c'est de la piquette. J'adorerais en trouver en vrac.
    Bises,
    Marie.

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  17. Coucou! je viens de découvrir ton blog! :) J'ai moi aussi un blog sur le minimalisme, et je comprendre vraiment ton ressenti par rapport à ce sentiment que tout est embrouillé! Il faut éliminer une règle de vie pour passer à une autre, et comme on ne sait pas comment s'y prendre, on tâtonne! Je crois qu'il m'a fallu à peu près 2 ans pour retrouver un "autre" équilibre, celui de MON minimalisme. Pendant cette période, j'ai testé plein de trucs et j'avais effectivement l'impression que ce n'était pas très minimaliste, mais il faut de la patience pour trouver SA façon de faire! Je t'invite à venir visiter mon blog pour échanger avec plaisir sur le sujet! Aemi

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    1. Coucou Aemi,
      effectivement depuis ce commentaire j'ai découvert ton ig et ton blog. J'aime beaucoup cette mise en valeur du minimalisme :)

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  18. Je pense que le Zéro Déchet, au début, c'est comme passer en mode végétal (voire vegan). Ca demande un effort considérable pour s'informer, puis trouver des alternatives et ensuite les appliquer. Sans compter encaisser au quotidien le regard des autres parce que l'on sort de la norme. Comme toute application concrète, si en théorie certaines choses peuvent nous sembler réalisables, avec la réalité on ne transige pas. Ca passe ou ça ne passe pas. Et il nous faut nous ajuster régulièrement à cette réalité (ainsi qu'à nos envies).

    Bien sûr on pourrait être absolument parfait et se plier en 4 régulièrement pour que rien ne dépasse. Mais nous sommes avant tout humain et si l'on veut persister ou donner envie aux autres de nous suivre dans nos démarches, il ne faut pas oublier ce facteur-là. Il y a des jours où nous avons la flemme, où nous sommes fatigués, des jours où on ne veut pas se prendre la tête. Et je crois qu'il ne faut pas se faire une montagne des défis que l'on se lance sous peine de s'épuiser nerveusement.

    De la même façon qu'il y a des personnes qui suppriment d'abord la viande, puis le poisson, puis le lait, puis le fromage, avec le zéro déchet c'est pareil : il faut y aller à son rythme. Et tant pis si la réalité ne colle pas tout à fait à ce que l'on avait annoncé/estimé. S'il y a parfois des ratés. Au final ce qui compte, c'est le fait d'avancer dans cette démarche. Etre encore une minorité à se lancer dans le Zéro Déchet devrait nous motiver a expérimenter et jouer avec, pas à se mettre la pression de la perfection qui jamais ne défaillit sous prétexte de "montrer l'exemple" ou que sais-je. On est souvent trop exigeant avec nous-même, là où l'on pardonnerait pourtant facilement aux autres.

    Je crois que pour ne pas perdre de vue notre enthousiasme, il est important de se rappeler notre âme d'enfant : chercher, expérimenter, mais ne pas prendre les choses trop sérieusement. Ca ne veut pas dire pour autant faire les choses à moitié. C'est juste garder en tête le côté fun plutôt que le côté prise de tête, afin que cela reste un plaisir et pas une corvée.

    Moi ce que je trouve intéressant avec le zéro déchet, c'est qu'il n'y a pas une expérience qui soit pareille. Bien sûr, on va tous aller plus ou moins dans les mêmes directions, mais au fil des jours et des questionnements, je pense qu'il y a des ajustements naturels qui se font chez chaque personne. Parce qu'on ne peut pas tous s'engager de la même façon (chacun ses contraintes d'environnement géographique, familiale, professionnelle, financière…), on a pas tous envie de "se priver" des mêmes choses, on a pas tous les mêmes réflexions sur les habitudes que l'on doit changer,...

    C'est normal qu'on sature par moment, ça bouge beaucoup de choses dans nos perceptions, nos mécanismes de pensées, nos déplacements, nos habitudes sociales... Et au final c'est ça qui vaut le coup de vivre cette expérience : on apprend sur nos limites, nos habitudes, nos réflexes, nos manques, nos peurs... Alors je me dis : ok, il se peut que l'on ai des passages à vide, mais c'est plutôt bon signe : ça veut dire qu'on cogite et qu'on est en train d'apprendre ! ;)

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    1. Merci Merci Merci Lou pour ton commentaire !
      Il reflète parfaitement la réalité :)
      Il ne faut pas qu'on s'oublie dans tout ça :D

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  19. Toutes ces émotions sont tout à fait normales, et je passe par là également en ce moment en poussant un peu plus le zéro déchet chez moi. Mais c'est rassurant de ne voir que je ne suis pas seule et tu décris parfaitement mon ressenti. Parfois on se dit que cela aurait été mieux de ne pas être conscient, plus facile. Trop tard! On est touchées! Et je trouve qu'on se débrouille bien!
    Merci pour le partage, car je pense qu'il est bon de rappeler que le processus n'est pas évident, et que la prise de conscience est clairement pas agréable. C'est dur au début car on en voit de toutes les couleurs, mais une fois le cap passé et qu'on arrive sur l'autre rive, on se sent mieux, plus sain, plus en accord avec soi même, plus connecté à la nature et aux autres et surtout, plus heureux!

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  20. Bonjour Mimi,

    J'aime beaucoup ton blog et j'ai publié quelques uns de tes articles sur ma page facebook "communauté zéro déchet 84"
    Je suis en conversion zéro déchet depuis 3-4 mois, et j'avoue que c'est long, avec 5 personnes à la maison, les enfants ont du mal à changer leurs habitudes alimentaires (crèmes dessert, yaourts, gâteaux industriels, etc...). Parfois je déprime et j'ai l'impression d'être seule, mon compagnon ramène encore régulièrement des produits dans des sachets plastique (il oublie de ne pas en prendre !), Mais petit à petit nous arrivons à produire moins de déchets. Je crois qu'il va nous falloir du temps pour être au top, mais je crois qu'il faut aussi savoir lâcher prise sur certaines choses trop compliquées à mettre en place et faire des concessions pour les enfants....
    Pouvoir partager ce que l'on ressent avec d'autres personnes est à mon sens essentiel, en tous cas je suis bien contente de lire tous ces commentaires et expériences, c'est passionnant !!!

    https://www.facebook.com/Communaut%C3%A9-Z%C3%A9ro-D%C3%A9chet-84-356091887921853/timeline/

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  21. C'est tellement bien décrit : "j'ai regretté d'avoir pris conscience". J'avais lu un jour que c'était une démarche dans laquelle on pouvait pas faire marche arrière. Qu'on entrait dans le Zero Déchet et qu'on ne pouvait plus en sortir. C'est vrai !

    Bel article :)

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  22. C'est tellement bien décrit : "j'ai regretté d'avoir pris conscience". J'avais lu un jour que c'était une démarche dans laquelle on pouvait pas faire marche arrière. Qu'on entrait dans le Zero Déchet et qu'on ne pouvait plus en sortir. C'est vrai !

    Bel article :)

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  23. super article, je m'y retrouve bien là dedans, j'ai aussi créer un petit blog sur le zéro déchet pour ceux que ça intéresse : http://maviezerodechet.canalblog.com/
    bonne continuation et au plaisir de te lire ;-)

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